Né le 2 mai 1929 à Smyrne (Turquie)
Milieu Familial

Fils de Pierre, banquier, et d'Émilie LATOUR
Épouse le 28 août 1957 Marie-Josèphe DELACOUR
Quatre fils : Pierre, Jérôme, Henri, Romain.
Études
Lycée Thiers de Marseille (Bouches-du-Rhône), faculté de
droit d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), institut d'études
politiques de Paris, École nationale d'administration (1955-1957).
Carrière professionnelle
Conseil dÉtat : auditeur (1957), maître des requêtes (1963), conseiller (1984-1988), conseiller honoraire
Office de radiodiffusion télévision française : conseiller du directeur général (1962-1963), membre du conseil dadministration (1967-1968)
Président de la société pour la construction et lexploitation du tunnel routier sous le Mont-Blanc (1968-1981)
Président-directeur général de la Générale de Service informatique (1977-1986)
Président de la compagnie européenne daccumulateurs (1980-1986).
Mandats électifs
Parti politique : Rassemblement pour la République (RPR)
Député de Paris (1986, 1988-1993 et 1995-2007)
Conseiller de Paris (depuis 1989)
Maire-adjoint de Paris (XVe arrondissement, depuis 1995)
Membre du conseil régional dÎle-de-France (1998).
Responsabilités exercées
Conseiller technique au cabinet de Georges POMPIDOU, Premier ministre (1966-1968)
Secrétaire général adjoint puis secrétaire général
de la Présidence de la République (1969-1974)
Premier ministre (1993-1995)
Président du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions (depuis 2007).
Ministre de l'économie, des finances et de la privatisation durant 784 jours

Dans le gouvernement CHIRAC
(20 mars 1986 - 11 mai 1988) [Ministre dÉtat].
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Résumé de l'action ministérielle

Édouard BALLADUR accélère le mouvement de libération des prix et des relations financières avec létranger amorcé depuis 1985. Lordonnance du 1er décembre 1986, qui abroge celle du 30 juin 1945, déclare que les prix sont libres et crée le Conseil de la concurrence, qui remplace la commission de la concurrence avec des pouvoirs quasi-juridictionnels. Le contrôle des changes est aboli et le régime des investissements étrangers est très assoupli, surtout à lexportation.
Le ministre dÉtat conduit la réalisation dun vaste programme de privatisations. Le retour au secteur privé dentreprises industrielles (Saint-Gobain, Matra) et détablissements de crédit (Paribas, Suez, Société générale) favorise le développement de lactionnariat populaire ainsi que la réduction du déficit budgétaire.
Cette politique est toutefois fortement ralentie par la baisse boursière doctobre 1987.
Édouard BALLADUR organise la baisse des impôts à hauteur de 70 milliards de francs et réduit le déficit budgétaire de 44 milliards de francs. Il prend des mesures fiscales pour favoriser lessor du mécénat dentreprises. En réaction à la vague dattentats qui frappent la capitale à lautomne 1986, il définit le régime dindemnisation, par les compagnies dassurance, des victimes des actes de terrorisme (décret du 15 octobre 1986).
Il procède 15 jours après son arrivée au ministère à la dernière dévaluation dune décennie qui en fut prodigue (avril 1986). En avril 1987, le mark est réévalué au sein du système monétaire européen : pour lutter contre le désordre monétaire, le ministre dÉtat est linstigateur des accords du Louvre (22 février 1987) sur la stabilisation monétaire internationale. Il contribue à la ratification de lActe unique, qui prépare lunion économique et monétaire de lEurope des douze.
Écrits

Politique économique et financière : Vers la liberté : la réforme économique (1986) ; Une France plus forte, liberté économique et réforme financière, 1986-1988 (1988) ; Je crois en lhomme plus quen lÉtat (1987) ; Dictionnaire de la réforme (1992) ; Laction pour la réforme (1995) ; La mondialisation, leuro et le système monétaire mondial : une économie mondialisée peut-elle fonctionner durablement sans monnaie mondiale ? (2000).
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