Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie


  Les Ministres des Finances

         de 1870 à nos jours

 Ve RÉPUBLIQUE 1959-...  

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Chronologie
des ministres

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PATRONYMIQUE

Sources et
bibliographie

 

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2000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1984
1986

1988
1992

 

 

 

Pierre Bérégovoy

 
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23 décembre 1925 Déville-les-Rouen (Seine-Maritime)
1er mai 1993 Paris


Milieu Familial
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Fils d’Adrien, commerçant, et d’Hélène BAUDELIN
Épouse le 13 novembre 1948 Gilberte BONNET.
Trois enfants : Catherine (Mme Georges COTTINEAU), Lise (Mme Vincent SOL) et Pierre.

Études
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Brevet élémentaire, certificat d’aptitude professionnelle d’ajusteur et diplôme de l’École d’organisation scientifique du travail (faculté de droit de Strasbourg).

Carrière professionnelle
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Ouvrier textile puis cheminot (1941-1943)
Gaz de France (1950-1978).
Mandats électifs
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Parti politique : Parti socialiste
Maire de Nevers (Nièvre, 1983-1993)
Conseiller général d’un canton de Nevers (Nièvre, 1985-1993)
Député de la Nièvre (1986-1988 et 1993)

Responsabilités exercées
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Membre du conseil économique et social (1978-1981)
Secrétaire général de la Présidence de la République (1981-1982)
Ministre des affaires sociales et de la solidarité nationale (1982-1984)
Premier ministre (2 avril 1992-29 mars 1993).

Ministre de l'économie, des finances et du budget durant 2061 jours
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Dans les gouvernements FABIUS
(19 juillet 1984 — 20 mars 1986),
ROCARD
(12 mai 1988 — 15 mai 1991)[Ministre d’État],
et CRESSON
(16 mai 1991 — 2 avril 1992) [Ministre d’État]

  Visuel Pierre BérégovoySignature Pierre Bérégovoy


Résumé de l'action ministérielle
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Une grande continuité caractérise l’action de Pierre BÉRÉGOVOY, à la tête du ministère de l’économie et des finances durant près de six ans, en dépit de l’interruption de la période dite de cohabitation.
Au premier rang des objectifs poursuivis, figure la stabilité des prix et de la monnaie. Pierre BÉRÉGOVOY est le seul ministre des finances de la décennie 1980 à n’avoir pas dévalué et il restera au contraire comme l’homme du franc fort. Mais les résultas obtenus dans ces domaines et qui achèvent de restaurer la confiance des milieux d’affaires internationaux, s’insèrent dans un dispositif plus complexe qui vise à favoriser l’investissement des entreprises et à améliorer leur compétitivité. Parmi les mesures convergentes figurent la poursuite de la réduction des taux de l’impôt sur les sociétés et de la TVA, les restructurations qui touchent les caisses de crédit municipal (décret du 8 août 1984) ou le réseau des caisses d’épargne (loi du 10 juillet 1991), l’ouverture du marché des bons du Trésor, la création du marché à terme des instruments financiers (MATIF), la réforme du financement hypothécaire et celle de l’intermédiation financière (1986), la libération quasi-totale des investissements étrangers(1988) ou le lancement, particulièrement réussi, du plan d’épargne populaire (1989).
La modernisation des marchés financiers s’accompagne d’un souci de moralisation que traduit notamment la loi du 2 août 1989. Ce texte accroît notablement les attributions de la Commission des opérations de bourse, dont les moyens d’investigation comme le pouvoir d’injonction et de sanction sont étendus.
La préparation de l’union économique et monétaire amène une réforme substantielle du code des assurances (loi du 31 décembre 1989) et provoque d’importantes restructurations administratives. Outre la réorganisation du conseil national des assurances, la création de la commission de contrôle des assurances et celle du service des assurances (rattaché à la direction du Trésor), le mouvement touche surtout les directions générales des douanes et des impôts qui échangent attributions et services en matière de TVA et de contributions indirectes.
Pierre BÉRÉGOVOY entreprend d’autres réformes de structures comme, en 1985, la création de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, ou la suppression du service central d’organisation et méthodes. Ces réformes accordent une place essentielle à la volonté de rénovation du service public et d’amélioration du dialogue social : à la suite des grèves qui touchent principalement les services extérieurs à l’été et à l’automne 1989, le ministre d’État installe une délégation à la modernisation et transforme le service de la communication et des relations avec le public en direction de la communication.
Enfin, c’est sous son impulsion que le ministère abandonne complètement le Louvre en juillet 1989 pour investir Bercy et que sont lancés des programmes immobiliers prévoyant le regroupement d’ici à 1995 de la majorité des agents d’administration centrale dans l’est parisien.

Écrits
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Politique économique : Livre blanc sur la réforme du financement de l’économie (1986).


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© Minefe. Service des archives économiques et financières - décembre 2007

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